Assemblée nationale : le bureau dément l’octroi de 400.000 USD aux anciens présidents de la chambre à titre de pension

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Le bureau la l’Assemblée nationale dément la rumeur qui circule sur les réseau sociaux, faisant état de la remise de 400.000 dollars américains aux anciens présidents de cette institution, à titre de pension annuelle.

Selon une communication du rapporteur de la chambre basse du Parlement datée du 20 mars dernier, ces allégations ont pour objectif de jeter un discrédit sur cette institution.

Voici la mise au pointe du bureau de l’Assemblée nationale :

  1. Il dément fermement et formellement de telles allégations, qui n’ont pour véritable objectif que de jeter le discrédit sur la chambre basse du Parlement et sur l’honorabilité de ses anciens présidents ;
  2. À titre d’information, les émoluments des anciens chefs de corps constitués dont font partie les présidents honoraires de l’Assemblée nationale sont fixés par la loi numéro 18/021 du 26 juillet 2018. Pour rappel, l’exécution des dispositions d’une loi promulguée n’est pas l’apanage de l’Assemblée nationale mais bien du pouvoir exécutif dans ses différentes branches. La présente législature de l’Assemblée nationale qui a commencé début 2019 n’intervient donc nulle part dans ce processus ;
  3. L’amalgame malicieusement servi par ces personnes mal intentionnées entre la présence des présidents honoraires de l’Assemblée nationale à l’ouverture de la session ordinaire de mars 2020 et le paiement de ces sommes est farfelu. La présence de ces hautes personnalités dont un ancien vice-président de la République, allait dans le sens du renforcement de la cohésion nationale et de la concorde républicaine ;
  4. Par ailleurs, depuis le début de l’actuelle législature, le bureau de l’Assemblée nationale, sous l’impulsion de l’honorable présidente Jeanine Mabunda Lioko, s’est imposé, à lui-même et à l’Assemblée nationale en général, un certain nombre de restrictions pour réduire son train de vie à travers la réduction drastique des dépenses dans un contexte socio-économique mondial et national morose. Certains achats et acquisitions, pourtant utiles au bon fonctionnement de l’institution, ont été temporisés, parce que jugés trop coûteux, afin de prioriser les urgences sociales ;
  5. En outre, il est regrettable qu’en ce moment où le monde entier et la République Démocratique du Congo sont frappés par la pandémie Coronavirus, nécessitant une union de tous les congolais face à ce fléau, pareilles manoeuvres soient lancées.
  6. L’Assemblée nationale qui s’investit pleinement dans cette lutte par le biais notamment d’une séance académique sur le sujet du professeur Jean-Jacques Muyembe tenue le 17 mars 2020, appelle le peuple congolais à suivre scrupuleusement les mesures prises par son excellence le président de la République pour vaincre le Coronavirus.

Jael Moloway

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